L’Iran se dit ouvert à des négociations diplomatiques avec les États-Unis sur son programme nucléaire

L’Iran s’est déclaré prêt à engager des négociations diplomatiques avec Washington, alors que les tensions avec les États-Unis continuent de s’intensifier sur fond de pressions militaires et de désaccords persistants autour du dossier nucléaire iranien. 

Cette proposition  a été exprimée lundi par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, lors d’une visite au sanctuaire de l’ayatollah Khomeini, figure fondatrice de la Révolution islamique de 1979.

« Nous sommes prêts pour la diplomatie, mais la diplomatie a aussi ses propres principes », a affirmé le mi iranien, Araghchi exprimant l’espoir de parvenir à des résultats concrets à court terme. Il a toutefois souligné que toute démarche diplomatique devait reposer sur le respect mutuel et la prise en compte des intérêts nationaux de l’Iran. 

Selon lui, les adversaires de Téhéran, qui n’ont pas atteint leurs objectifs par des moyens militaires ou par la pression intérieure, se tournent désormais vers le dialogue.

Dans le même temps, le discours officiel iranien demeure empreint de fermeté. La Commission de sécurité nationale du Parlement iranien a affirmé que le pays se trouvait «au sommet de sa puissance défensive», avertissant que toute menace ferait l’objet d’une «réponse décisive», accus en même temps les États-Unis de chercher, à travers leur présence militaire dans la région et leurs pressions prolongées, à contrôler les ressources pétrolières et à garantir la sécurité d’Israël.

Les autorités iraniennes ont précisé que d’éventuelles négociations seraient strictement limitées à la question nucléaire et conduites de manière directe, ajoutant qu’elles ne seraient jugées acceptables que si elles aboutissent à la levée des sanctions contre l’Iran, à une réduction de la pression économique et à une amélioration tangible des conditions de vie de la population.

Parallèlement, le président américain Donald Trump a confirmé un renforcement significatif de la présence militaire américaine dans la région, évoquant l’envoi d’une importante « armada » et appelant l’Iran à négocier sous peine d’une possible action militaire. 

Dans ce contexte, une intense activité diplomatique est en cours, plusieurs pays régionaux, dont la Turquie et l’Arabie Saoudite, s’efforçant de désamorcer l’escalade et de favoriser une reprise du dialogue entre Téhéran et Washington.