Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi a annoncé ce lundi 16 février, son déplacement à Genève en Suisse, pour une séquence diplomatique cruciale consacrée au dossier nucléaire iranien.
Au programme de ce déplacement figure une rencontre technique avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, suivie d’un entretien avec son homologue omanais, Badr Albusaidi, en amont de nouvelles discussions indirectes avec des représentants des États-Unis.
Dans un message publié sur X, le ministre iranien a affirmé être porteur de «véritables idées pour parvenir à un accord juste et équitable», réitérant en même temps, la ligne rouge de Téhéran à savoir : «céder aux menaces n’est pas une option». La déclaration du ministre iranien intervient dans un climat régional encore fragile, marqué par les séquelles de la confrontation armée entre l’Iran et Israël en juin 2025.
La rencontre avec Rafael Mariano Grossi, accompagnée d’experts du nucléaire, doit permettre une «discussion technique approfondie» sur les engagements iraniens et les mécanismes de vérification, a-t-il précisé.
L’AIEA joue un rôle central dans l’évaluation du programme nucléaire iranien, alors que les puissances occidentales réclament davantage de transparence.
Abbas Araghchi a quitté Téhéran dimanche pour participer au deuxième cycle de négociations indirectes avec Washington, après un premier round organisé le 6 février à Mascate, la capitale omanaise. Ces pourparlers interviennent plus de huit mois après la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël, qui avait relégué la diplomatie au second plan et accentué les tensions régionales.
Parallèlement, la Türkiye et plusieurs acteurs du Golfe ont multiplié les initiatives pour favoriser l’apaisement et la reprise des concertations diplomatiques.
Ces efforts diplomatiques ont pris une dimension particulière après que le président américain, Donald Trump, ait évoqué la possibilité d’une action militaire contre l’Iran. À Genève, l’enjeu est désormais de transformer l’escalade verbale en dynamique de négociation diplomatique durable.

