Malgré le cessez-le-feu, le Tsahal poursuit ses frappes au Liban, ciblant le Jihad islamique

Malgré le cessez-le-feu conclu en novembre 2024 entre Beyrouth et Tel-Aviv, les opérations militaires israéliennes au Liban se poursuivent, avec un nouveau raid ce dimanche 15 février, dans l’Est du pays ayant fait quatre morts, indiquent des sources officielles libanaises, précisant que cette attaque aurait visé un véhicule à la frontière libano-syrienne, enclenchant une nouvelle escalade entre les deux pays dans un contexte régional toujours fragile.

D’après l’agence nationale d’information libanaise ANI, un drone israélien a ciblé une voiture dans la région frontalière et le ministère libanais de la Santé a confirmé le bilan de quatre victimes suite à ce raid. 

De son côté, l’armée israélienne a affirmé en revanche, avoir «frappé des terroristes du Jihad islamique palestinien dans la région de Majdal Anjar». Il s’agirait de la première opération explicitement revendiquée contre le Jihad islamique palestinien depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragilisé par des raids israéliens réguliers et des positions stratégiques maintenues.

Depuis la fin officielle des hostilités entre Israël et le Hezbollah libanais, déclenchées dans le sillage de la guerre à Gaza, l’armée israélienne affirme cibler régulièrement des positions liées au mouvement chiite pro-iranien, mais également au Hamas. Durant les affrontements, le Hamas et le Jihad islamique avaient revendiqué des attaques et des tentatives d’infiltration depuis le territoire libanais.

Malgré l’accord de novembre 2024, Israël a maintenu des troupes dans cinq zones qu’il considère stratégiques au Sud du Liban. Selon un décompte de l’AFP fondé sur les données du ministère libanais de la Santé, plus de 370 personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes contre le Liban, depuis la trêve.

Conformément aux termes de l’accord de cessez-le-feu, l’armée libanaise a annoncé en janvier dernier, avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah au Sud du fleuve Litani. Toutefois, si certaines factions palestiniennes ont remis leurs armes aux autorités, le Hamas et le Jihad islamique n’ont pas fait connaître d’intention similaire, laissant planer l’incertitude sur la stabilité durable du cessez-le-feu.