Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a vivement mis en cause mardi l’administration américaine, l’accusant d’avoir engagé «une guerre de choix» contre l’Iran «au nom d’Israël».
Dans un message publié sur le réseau social X, le responsable iranien affirme que le secrétaire d’État américain, Marco Rubio aurait lui-même reconnu l’implication directe de Washington dans l’offensive en cours.
« Les États-Unis sont entrés dans une guerre de choix au nom d’Israël », écrit le ministre iranien, dénonçant une décision politique assumée. Selon lui, «il n’y avait jamais eu de menace iranienne», estimant que «le sang américain et iranien est désormais sur les mains des partisans du «Israel First», expression visant les soutiens d’une ligne dure pro-israélienne à Washington.
L’offensive conjointe menée par les États-Unis et Israël, déclenchée le samedi 28 février, se poursuit avec intensité. Selon les autorités iraniennes, les bombardements auraient coûté la vie à plusieurs hauts responsables iraniens, dont le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Téhéran affirme également que le bilan global des frappes s’élève désormais à 555 morts, d’après le Croissant-Rouge iranien.
En riposte, l’Iran a lancé une série d’attaques de drones et de missiles visant des sites liés aux intérêts américains dans plusieurs pays du Golfe. Selon des sources américaines, six militaires américains ont été tués et plusieurs autres grièvement blessés.
Aux États-Unis, l’opération suscite des critiques, notamment au sein du camp démocrate, rapporte le quotidien The New York Times, où certains élus contestent la stratégie de l’administration du président républicain, Donald Trump.
Dimanche, ce dernier avait exhorté dans une vidéo diffusée sur Truth Social, les «patriotes iraniens à saisir ce moment pour reprendre leur pays».
En réponse, Abbas Araghchi a lancé un appel direct aux Américains, les invitant à « reprendre leur pays » et à rejeter, selon lui, une guerre qui ne servirait pas leurs intérêts.

