Le gouvernement du Bangladesh a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son secteur aérien en décidant l’acquisition de 14 avions auprès du constructeur américain Boeing, a annoncé mercredi 23 avril, par le ministre d’État bangladais à l’Aviation civile et au Tourisme, Rashiduzzaman Millat, à l’issue d’une réunion avec le Premier ministre, Tarique Rahman.
Selon le ministre, un accord formel devrait être signé au cours du mois d’avril. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les capacités de la compagnie nationale Biman Bangladesh Airlines, confrontée à une demande croissante sur les liaisons internationales.
Parallèlement, les autorités ont annoncé la reprise des vols directs vers Tokyo à partir de juin, après une suspension intervenue sous le précédent gouvernement intérimaire. Cette relance s’inscrit dans une volonté de redynamiser les connexions internationales du pays.
Le gouvernement n’exclut pas pour autant une diversification de ses partenaires. Des discussions sont en cours avec le constructeur européen Airbus en vue de constituer, à terme, une flotte mixte. À court terme, des solutions de location d’appareils sont également envisagées afin d’augmenter rapidement la capacité opérationnelle.
Ce projet s’inscrit dans la continuité des initiatives engagées sous le gouvernement intérimaire dirigé par Muhammad Yunus, qui avait déjà amorcé des négociations avec Boeing, revenant sur une orientation précédente favorable à Airbus sous l’ancienne Première ministre Sheikh Hasina.
Le coût total de cette opération est estimé à environ 350 milliards de taka (2,8 milliards de dollars). Actuellement, Biman exploite une flotte d’une vingtaine d’appareils, bien en deçà des 30 à 35 avions jugés nécessaires pour accompagner la croissance du trafic.
À plus long terme, les autorités ambitionnent de porter la flotte nationale à 47 avions d’ici l’exercice budgétaire 2034-2035, consolidant ainsi la place du Bangladesh dans le transport aérien régional.

