Israël mène de nouvelles frappes au sud du Liban, malgré le cessez-le-feu

L’armée d’Israël a mené tôt lundi matin, une frappe visant l’entrée de la localité de Kafra, dans le sud du Liban, bloquant l’accès routier à cette zone, en dépit du cessez-le-feu officiellement en vigueur mais régulièrement mis à mal, rapporte l’Agence nationale de l’information (NNA).

Dans le même temps, le Tsahal a annoncé le déclenchement de sirènes d’alerte dans la région d’Arab al-Aramshe au nord d’Israël, évoquant une « infiltration d’un aéronef hostile ». Ces incidents illustrent la persistance d’un climat d’instabilité sécuritaire le long de la frontière israélo-libanaise.

La veille, dimanche, une série de frappes aériennes israéliennes a causé la mort au Liban, d’au moins 14 personnes, dont deux enfants, et fait 37 blessés, selon les autorités sanitaires libanaises, précisant que ces opérations ont ciblé plusieurs zones du sud du pays, marquant une intensification notable des hostilités malgré la trêve conclue sous les hospices des Etats-Unis. 

Par ailleurs, la NNA a signalé des destructions d’habitations et d’infrastructures entre les localités de Yaroun et Bint Jbeil, attribuées à l’armée israélienne.

Depuis l’attaque transfrontalière du Hezbollah le 2 mars, Israël a engagé une campagne militaire combinant raids aériens et attaques terrestres dans le sud du Liban. Cette escalade s’inscrit dans un contexte régional déjà tendu, aggravé par une offensive aérienne lancée le 28 février dernier les forces armées des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Selon les autorités libanaises, plus de 2.500 personnes ont été tuées et plus d’un million déplacées depuis le début des affrontements entre l’armée sioniste et le Hezbollah libanais. Une trêve de dix jours, annoncée le 16 avril, a été violée à plusieurs reprises de part et d’autre. 

Toutefois, jeudi dernier, le président américain, Donald Trump a affirmé qu’un accord avait été trouvé pour prolonger le cessez-le-feu de trois semaines, à l’issue de négociations entre Libanais et Israéliens, menées à la Maison-Blanche. Malgré ces efforts diplomatiques, la situation sur le terrain demeure extrêmement volatile.