L’Organisation des Nations Unies (ONU) a sommé Israël à renoncer à ses projets d’expansion des colonies sur le plateau du Golan syrien, occupé depuis 1967.
Lors d’un point de presse, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric a déclaré que « les projets signalés d’expansion des colonies israéliennes dans le Golan syrien occupé doivent cesser».
Selon le site « The Times of Israel », le gouvernement de Tel-Aviv a approuvé le 16 avril dernier, un plan quinquennal d’un montant d’environ 334 millions de dollars, couvrant la période 2026-2030, lequel programme prévoit le renforcement des infrastructures et vise à encourager la croissance de la population israélienne dans la région et particulièrement sur le plateau du Golan syrien.
Des responsables israéliens ont indiqué que cette initiative entend transformer la colonie de Katzrin en « première ville du Golan », selon le ministre Ze’ev Elkin, alors qu’en vertu du droit international, le Golan est considéré comme un territoire syrien occupé, et l’expansion des colonies y est jugée illégale.
De son côté, le président syrien, Ahmad al-Charaa a déclaré le 17 avril que Damas cherchait à conclure un nouvel accord de sécurité avec Israël, visant un retrait israélien jusqu’aux lignes de désengagement de 1974, dans le cadre d’une approche progressive vers d’éventuelles négociations plus larges.
S’exprimant lors du Forum de la Diplomatie d’Antalya (Turquie), Al-Charaa a indiqué que l’accord de 1974 avait tenu pendant plus de cinq décennies avant d’être fragilisé, notamment après la chute de l’ancien régime syrien de Bachar Al-Assad en décembre 2024.
Selon lui, cette première étape pourrait ouvrir la voie à des discussions à long terme sur le statut du Golan, avec l’objectif d’assurer la sécurité des deux parties.

