Le sud-est du Bangladesh est confronté à une situation d’urgence après des précipitations d’une intensité exceptionnelle ayant provoqué des inondations généralisées, des glissements de terrain meurtriers et d’importantes perturbations des transports.
Au moins six personnes ont perdu la vie mardi 7 juillet, dans plusieurs districts de la région de Chattogram, tandis que les autorités ont suspendu les examens dans les établissements publics prévus mercredi en raison de la dégradation des conditions météorologiques.
Selon les services météorologiques bangladais, la région de Chattogram a enregistré un cumul de 412,3 millimètres de pluie au cours des 24 heures précédant la journée du mardi, un niveau inédit depuis 43 ans. Ces précipitations record ont provoqué des crues soudaines, submergé des infrastructures et accru les risques de catastrophes naturelles dans les zones montagneuses.
D’après le quotidien local Prothom Alo, les six victimes ont été recensées dans les districts de Chittagong, Rangamati et Cox’s Bazar. Les décès sont attribués à l’effondrement d’un mur ainsi qu’à plusieurs glissements de terrain déclenchés par les fortes pluies diluviennes.
Face à cette situation, le ministère de l’Éducation a annoncé le report des examens nationaux de l’enseignement secondaire supérieur ainsi que des épreuves équivalentes initialement programmées mercredi, afin de garantir la sécurité des candidats et du personnel éducatif.
Dans le domaine du transport, l’autorité ferroviaire a indiqué que plusieurs tronçons de la ligne reliant Chittagong à Cox’s Bazar étaient recouverts d’environ 60 centimètres d’eau, rendant la circulation des trains impossible. Par ailleurs, trois vols n’ont pas pu atterrir mardi à l’aéroport international Shah Amanat de Chittagong en raison des mauvaises conditions météorologiques.
Les autorités locales ont également interdit l’accès aux sites touristiques des districts montagneux de Bandarban et Rangamati. Dans les camps accueillant les réfugiés rohingyas à Ukhiya, dans le district de Cox’s Bazar, l’administration a recensé 193 glissements de terrain.
Selon le commissaire chargé des secours et du rapatriement des réfugiés, Mizanur Rahman, huit réfugiés rohingyas avaient déjà trouvé la mort lundi et près de 20.000 autres ont été évacués vers des zones plus sûres. Plus de 1,2 million de Rohingyas vivent dans les camps de Cox’s Bazar depuis leur exode du Myanmar en 2017, une population particulièrement vulnérable face aux catastrophes naturelles.

