L’Allemagne a conclu un accord avec les États-Unis portant sur l’acquisition de missiles de croisière Tomahawk, une décision présentée par le chancelier Friedrich Merz comme une étape majeure dans le renforcement des capacités de défense du pays, a annoncé ce jeudi 9 juillet, le chancelier allemand, Friedrich Merz devant le Bundestag, au lendemain du sommet de l’OTAN organisé cette semaine à Ankara, en Turquie.
« Nous avons convenu avec le gouvernement américain d’acheter des missiles Tomahawk et de les déployer en Allemagne. Cela nous permettra de combler une importante lacune stratégique dans notre défense», a déclaré le chef du gouvernement allemand dans un discours consacré à l’actualité politique et aux conclusions de la rencontre de l’Alliance atlantique.
Tout en confirmant ce rapprochement militaire avec Washington, Friedrich Merz a insisté sur la volonté de Berlin de poursuivre le développement d’une industrie européenne de défense, soulignant que «parallèlement, nous travaillerons au développement de nos propres systèmes européens et à leur déploiement en Europe» dans le cadre du renforcement des capacités stratégiques du continent.
Selon plusieurs informations, le Pentagone avait initialement envisagé de suspendre cette vente. Certains responsables américains craignaient en effet, que la livraison de missiles Tomahawk à l’Allemagne ne soit perçue par la Russie comme une escalade susceptible d’alimenter les tensions sécuritaires en Europe.
Le chancelier allemand a également profité de son intervention au Bundestag, pour réaffirmer l’attachement de son pays à l’Alliance atlantique, tout en appelant les États européens à assumer une plus grande part de leur propre sécurité. «L’OTAN est et restera une alliance transatlantique, mais les Européens ne peuvent pas simplement déléguer leur sécurité à d’autres », a-t-il déclaré.
Saluant les conclusions du sommet d’Ankara, Friedrich Merz a estimé que l’Alliance atlantique sortait renforcée de cette rencontre, assurant que «le résultat dépasse toutes mes attentes. L’OTAN est unie, forte et sûre d’elle», avant de conclure que « l’OTAN est aujourd’hui plus européenne que jamais, tout en demeurant solidement ancrée dans le partenariat transatlantique» avec l’Amérique du Nord.

