L’Iran convoque l’ambassadeur britannique suite à de nouvelles « accusations fausses et sans fondement » de Londres

L’Iran a convoqué ce jeudi 9 juillet, l’ambassadeur du Royaume-Uni à Téhéran, afin de protester contre ce qu’il qualifie d’«accusations fausses et sans fondement» formulées à plusieurs reprises, par des responsables britanniques à l’encontre de la République islamique, rapporte l’agence de presse iranienne Tasnim.

L’ambassadeur britannique, précise Tasnim, a été reçu au ministère iranien des Affaires étrangères par Alireza Yousefi, vice-ministre des Affaires étrangères et directeur général chargé de l’Europe occidentale. Au cours de l’entretien, le responsable iranien lui a remis une note de protestation officielle dans laquelle Téhéran rejette les allégations selon lesquelles les Iraniens auraient tenté de mener des activités liées à la sécurité sur le territoire britannique.

Alireza Yousefi a fermement dénoncé les accusations portées par Londres, les qualifiant de « projection » et de tentative visant à détourner l’attention de ce qu’il a décrit comme « le comportement destructeur de la Grande-Bretagne en violation du droit international ». 

Il a également accusé le Royaume-Uni d’être complice des États-Unis et d’Israël dans la commission de « crimes odieux » en Iran et de contribuer à la déstabilisation de l’Asie occidentale, ajoute l’agence Tasnim.

Cette nouvelle passe d’armes diplomatique entre Téhéran et Londres intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. Le 17 juin, l’Iran et les États-Unis avaient annoncé la conclusion d’un protocole d’accord, négocié avec la médiation du Pakistan, destiné à mettre un terme à leur confrontation militaire et à ouvrir la voie à un règlement durable des différends entre les deux pays.

Toutefois, cette dynamique de désescalade a été remise en cause mercredi lorsque le président américain Donald Trump a déclaré que ce protocole d’accord était désormais «terminé». 

Cette annonce marque de facto la fin de l’entente conclue entre les deux parties et intervient alors que les tensions militaires connaissent un regain dans la région avec des échanges de frappes entre l’armée américaine et iranienne, alimentant les incertitudes sur les perspectives d’apaisement et de stabilité au Moyen-Orient.