Sanae Takaichi reconduite dans son poste de Première ministre du Japon

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi a été reconduite mercredi à la tête du gouvernement, consolidant son statut de première femme à diriger le pays. Sa réélection par le Parlement intervient suite à une large victoire remportée par son parti lors des élections législatives anticipées tenues le 8 février dernier.

Réunie en séance plénière, la Diète nationale (Parlement bicaméral japonais) a confirmé Mme Takaichi dans ses fonctions de 105ᵉ Premier ministre du Japon. Elle a obtenu la majorité des suffrages à la fois à la Chambre des représentants (Chambre basse) et à la Chambre des conseillers (Chambre haute), selon le radiodiffuseur public NHK.

Le scrutin anticipé a marqué un tournant politique majeur. Le Parti libéral-démocrate (PLD), formation conservatrice au pouvoir, a décroché une super-majorité à la Chambre basse — une première dans l’ère politique d’après-guerre. Ce résultat confère au gouvernement une marge de manœuvre parlementaire considérable pour faire avancer ses priorités législatives.

Conformément aux exigences constitutionnelles japonaises, le cabinet de Mme Takaichi avait présenté sa démission collective mardi, ouvrant la voie à la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale. La Première ministre devrait reconduire la majorité des ministres en poste, la composition du nouveau cabinet devant être annoncée dans la journée.

Âgée de 64 ans, Sanae Takaichi avait accédé à la tête de la primature en octobre dernier, après avoir remporté la présidence du PLD. Dans un contexte politique marqué par des enjeux économiques et sécuritaires majeurs, elle avait rapidement choisi de convoquer des élections anticipées, moins de quatre mois après son entrée en fonction. Un pari politique audacieux qui, au vu des résultats, s’est révélé payant et renforce aujourd’hui sa légitimité à la tête de l’exécutif japonais.