Quelque 12,5 millions de citoyens, soit plus de 3,9 millions de familles, bénéficient du programme d’aide sociale directe, avec des aides mensuelles et des aides complémentaires variant entre 500 et 1.350 dirhams.
Ces chiffres ont été dévoilés à l’occasion de la réunion, mercredi à Rabat, du Conseil d’administration de l’Agence nationale de soutien social (ANSS) sous la présidence du Chef du gouvernement.
Pour Aziz Akhannouch, le système de l’aide sociale directe consacre un tournant qualitatif dans le traitement des besoins des catégories vulnérables, à travers la transition depuis les approches conjoncturelles vers un système institutionnel basé sur le ciblage précis, l’équité sociale et l’efficience dans l’affectation des ressources.
Aziz Akhannouch a mis l’accent sur l’importance de ce système en tant que composante centrale du chantier stratégique de la généralisation de la protection sociale, qui bénéficie de la Haute Sollicitude Royale, selon un communiqué du département du Chef du gouvernement.
La réunion, marquée par l’adoption du plan d’action de l’ANSS pour 2026, a permis de faire le point sur l’augmentation en 2025 des montants de l’aide et l’opérationnalisation de l’aide aux enfants orphelins et enfants abandonnés, accueillis dans les établissements de prévoyance sociale.
Pour rappel, sur les 12,5 millions de personnes bénéficiaires de l’aide, figurent 5,5 millions d’enfants bénéficiaires depuis leur naissance jusqu’à l’âge de 21 ans, en plus de 1,7 million de personnes âgées de plus de 60 ans.
L’ANSS a également adopté un mécanisme de suivi visant à mesurer les indicateurs de performance du programme en matière de réduction de la pauvreté et de la vulnérabilité, dans le cadre d’une nouvelle approche de gestion du système de l’aide sociale directe, contribuant au développement humain et au renforcement de l’impact socio-économique des transferts d’argent.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté une série de conventions entre l’ANSS et plusieurs départements ministériels, établissements publics et organismes internationaux.
Ces conventions portent principalement sur l’encouragement de la scolarisation des enfants, le soutien à l’emploi des personnes en situation de vulnérabilité, la consécration des principes de bonne gouvernance et l’échange électronique des données entre l’Agence et plusieurs départements ministériels et établissements publics.

