Algérie: Le Hirak violemment réprimé et des centaines de manifestants arrêtés vendredi

C’est un vendredi sinistre en Algérie, ce 14 mai qui a vu au moins 900 Algériens arrêtés, alors que des milliers de protestataires du Hirak, réclamant l’instauration d’un Etat civil et non militaire, ont bravé l’interdiction de manifester qui a été imposée par le pouvoir sur ordres du général Said Chengriha.

Cette vague de répression massive fait du 117è vendredi de manifestations anti-régime, la journée la plus violente depuis le début du Hirak le 22 février 2019. Les commissariats de Police sont pleins à craquer à Alger, et la situation n’est pas meilleure dans au moins 23 wilayas, où les manifestants ont été interpellés dans les rues.

Dans les rues d’Alger, des centaines de manifestants pacifiques ont été matraqués, frappés et emmenés manu militari aux commissariats de police.

Des journalistes de la presse étrangère et de nombreux journalistes indépendants locaux, comme Khaled Drareni, ont été également arrêtés ou chassés par des policiers armés jusqu’aux dents et des forces anti-émeutes déterminées à violenter toute personne souhaitant marcher pacifiquement dans les rues d’Alger.

On signale de même l’interpellation de leaders politiques comme Mohcine Belabbas, le dirigeant du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie) et Fethi Gheras, du Mouvement Démocratique et Social.

Selon le Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD), plusieurs arrestations ont été également enregistrées dans d’autres villes comme Tizi Ouzou ou Sétif.

À quelques semaines des élections législatives du 12 juin, largement rejetées par la population et les partis, l’Algérie enregistre une augmentation sans précédent de la répression et des interpellations des manifestations, dénoncée par l’ONU et un grand nombre d’organisations et groupements internationaux.

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