Équipements médicaux: Le ministère de la Santé parle de “fuite illégale” du rapport parlementaire

Après la divulgation par certains médias du rapport de la commission parlementaire sur l’acquisition d’équipements médicaux pour lutter contre la Covid-19, le ministère de la Santé a publié, lundi, un démenti affirmant qu’il s’agit d’informations erronées et injustes, basées sur une fuite illégale du rapport provisoire et non définitif.

Le ministère souligne que “certains médias de la presse écrite et électronique et certains réseaux sociaux ont véhiculé de fausses informations comprenant des accusations qui portent atteinte à la réputation des cadres et des responsables du ministère et à l’image des entreprises nationales, sur la base d’un rapport provisoire et non définitif de la commission parlementaire formée pour contrôler la gestion des marchés d’achat d’équipements et de fournitures médicaux pour faire face à la pandémie de Covid-19”.

Ce rapport, dans sa forme actuelle, n’est pas complet et demeure ainsi sans crédibilité, vidé de son contenu et loin de ses objectifs préalables, ajoute le communiqué, expliquant que la procédure de son examen et son approbation au sein de la commission parlementaire concernée n’a pas été achevée. En outre, il représente le point de vue de certains, et non pas un travail institutionnel, car il ne comprend pas la réponse du ministre de la Santé sur les remarques qu’il contient.

Le ministère tient à préciser qu’il a conclu des marchés en vertu des lois et textes organiques en vigueur et renforcé le système de contrôle interne, afin d’encadrer les facilités administratives imposées par l’état d’urgence sanitaire.

Aussi, toutes les entreprises avec lesquelles le ministère a conclu des marchés sont déclarées, alors que les fournitures et équipements médicaux acquis dans le cadre des marchés Covid-19 sont enregistrés conformément aux dispositions de la loi 12-84 relative aux dispositifs médicaux.

S’agissant du nombre d’entreprises (45) figurant dans le rapport comme étant non déclarées auprès du ministère de la Santé, le communiqué indique que les noms de certaines entreprises figurent plus d’une fois dans la liste, ce qui montre le manque d’exactitude et que les remarques de la commission n’ont pas été présentées au ministère pour y répondre avant leur fuite.

Parmi les entreprises citées à tort, figurent des sociétés nationales leaders sur les plans national et continental, dont des entreprises qui ont signé des conventions avec les pouvoirs publics dans le cadre d’une stratégies à dimension internationale visant la réalisation de la sécurité sanitaire et la consolidation du positionnement du Royaume dans le club des pays fabricant le vaccin.

Tout en refusant le fait de porter atteinte à ses cadres et partenaires et en condamnant le dénigrement des résultats réalisés dans le cadre de la lutte contre la pandémie, le ministère fait part de sa disposition continue à communiquer avec transparence au sujet de la gestion de la crise sanitaire.

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