Alger rappelle son ambassadeur à Paris après des propos du président Macron jugés déstabilisateurs pour le régime

Alger n’a pas pu faire moins que de rappeler l’ambassadeur d’Algérie en France samedi, à la suite de la consternation dans laquelle la junte au pouvoir a été plongée par les propos déstabilisateurs du président Emmanuel Macron, qui a dit ses quatre vérités au régime en place, affirmant que «le système algérien est fatigué, le Hirak l’a fragilisé» et qu’il s’appuie sur une «histoire officielle totalement réécrite qui ne s’appuie pas sur des vérités».

Après son indépendance en 1962, l’Algérie s’est construite sur « une rente mémorielle », entretenue par « le système politico-militaire », a souligné Emmanuel Macron lors d’un échange, jeudi 30 septembre avec 18 jeunes, issus de familles qui ont vécu dans leur chair la guerre d’Algérie, parmi lesquels des descendants de harkis.
Dans son édition de samedi, le quotidien français Le Monde se fait l’écho de l’échange qui a eu lieu et qui déconstruit totalement le récit de la junte militaire au pouvoir en Algérie.

A une jeune fille qui a grandi à Alger, le président Macron a répondu ne pas penser qu’il y ait une « haine » contre la France « de la société algérienne dans ses profondeurs mais du système politico-militaire qui s’est construit sur cette rente mémorielle ». A propos du président algérien Tebboune, le chef d’Etat français a eu ces mots très crus : « il est pris dans un système qui est très dur ».

Les généraux ne sont pourtant pas au bout de leur peine, car Macron remue davantage le couteau dans la plaie en affirmant : « Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? Ça, c’est la question ».

Il a rappelé les « précédentes colonisations » des Ottomans dans la région où, à part le Maroc qui était lui-même un empire constitué, l’empire ottoman a dominé l’Afrique du nord qu’il avait  organisée en trois provinces: Alger, Tunis et Tripoli.

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