Les autorités yéménites ont procédé mercredi à l’évacuation vers l’Arabie Saoudite, de 179 touristes étrangers bloqués sur l’île yéménite de Socotra, dans un contexte de détérioration sécuritaire dans le Sud du pays.
Les passagers ont été transportés par avion vers la ville saoudienne de Djeddah, première étape avant leur retour vers leurs pays d’origine, selon un communiqué du ministère yéménite des Affaires étrangères.
L’opération a été réalisée grâce à une coordination conjointe entre la compagnie nationale Yemenia Airways, les autorités locales de Socotra, ainsi que les autorités saoudiennes et plusieurs ambassades accréditées au Yémen.
Le ministère a précisé que le premier vol d’évacuation a décollé mercredi matin, permettant à 179 ressortissants étrangers de quitter l’île, où ils se trouvaient bloqués depuis la suspension des liaisons aériennes.
Les autorités yéménites ont indiqué que des mesures supplémentaires étaient en cours afin d’assurer l’évacuation du reste des touristes encore présents sur l’île de Socotra.
Selon des médias locaux, plus de 400 visiteurs étrangers demeureraient toujours bloqués à Socotra, une destination prisée par les touristes pour sa biodiversité exceptionnelle, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Cette opération intervient alors que la situation sécuritaire reste instable dans le Sud du Yémen. En début de semaine, les forces gouvernementales ont repris le contrôle des provinces orientales de Hadramout et d’Al-Mahra, après des affrontements avec les combattants du Conseil de transition du Sud (STC). Ces deux vastes régions, représentant près de la moitié du territoire national du Yémen, avaient été occupées par les forces du STC le mois dernier.
Les troupes gouvernementales ont également progressé en direction d’Aden, capitale provisoire du pays, théâtre récurrent de tensions entre les forces loyales au gouvernement et les séparatistes du Sud.
Sur le plan régional, l’Arabie saoudite a récemment accusé les Émirats arabes unis de soutenir les opérations militaires du STC le long de sa frontière méridionale, des accusations fermement rejetées par Abou Dhabi.
Le STC continue de dénoncer la marginalisation politique et économique des régions du sud et revendique la sécession, une option catégoriquement rejetée par les autorités yéménites, qui réaffirment leur engagement en faveur de l’unité nationale.

