Le délai fixé par le ministère syrien de la Défense aux combattants kurdes du PKK/YPG, opérant sous l’appellation de Forces démocratiques syriennes (FDS), pour quitter la ville d’Alep est officiellement arrivé à expiration ce matin à 9 heures, heure locale.
Cette échéance intervient dans un contexte de reprise en main sécuritaire progressive de plusieurs secteurs stratégiques du centre urbain par l’armée syrienne.
Selon des sources officielles, les forces gouvernementales ont récemment repris le contrôle de larges portions des quartiers d’Ashrafieh et de Bani Zeid à l’issue d’opérations ciblées menées contre les positions du PKK/YPG.
Ces opérations font suite à plusieurs jours de tensions et d’affrontements sporadiques, qui se sont intensifiés la veille au soir et ont, par endroits, duré jusqu’à trois heures, notamment le long des lignes de front du quartier de Sheikh Maqsoud.
Les combats avaient toutefois cessé après l’annonce par le ministère syrien de la Défense d’un cessez-le-feu temporaire, destiné à permettre un retrait encadré des combattants du PKK/YPG hors de la ville d’Alep.
Dans son communiqué, le ministère avait précisé que les éléments armés seraient autorisés à conserver uniquement des armes individuelles légères, et que leur passage sécurisé serait garanti par l’armée syrienne afin de rejoindre les régions du Nord-est du pays.
Les autorités syriennes ont averti que tout refus de se conformer à cette décision entraînerait la poursuite des opérations militaires ciblées contre les positions du groupe PKK/YPG dans la ville.
Depuis le 6 janvier, ce groupe a mené plusieurs attaques contre des points tenus par l’armée syrienne à Alep, à partir des zones sous son contrôle. Damas affirme avoir appelé le groupe, à plusieurs reprises, à respecter l’accord du 10 mars et à mettre un terme à ses actions armées dans la ville. Selon des bilans officiels, ces attaques ont causé la mort de neuf personnes et fait 55 blessés, majoritairement parmi la population civile.
Par ailleurs, le Comité du centre-ville d’Alep a indiqué que près de 142.000 habitants avaient été évacués vers des zones considérées comme sécurisées au cours des dernières semaines.
