Le Congrès de la République du Pérou a voté mardi, la destitution du président, Jose Jeri, à peine quatre mois après son investiture, ouvrant un nouvel épisode d’incertitude institutionnelle dans ce pays latino-américain.
La destitution adoptée à l’issue d’une session parlementaire particulièrement tendue, a été motivée par une série d’allégations de corruption visant l’entourage présidentiel et le chef de l’État lui-même.
Les débats au Congrès, se sont concentrés sur des accusations faisant état de réunions non déclarées entre le président Jose Jeri et des hommes d’affaires chinois, ainsi que sur des irrégularités présumées dans la nomination de collaborateurs au sein de l’administration gouvernementale.
Selon des informations relayées par plusieurs médias locaux, ces rencontres auraient eu lieu en dehors des canaux diplomatiques officiels, alimentant les soupçons de conflits d’intérêts et de manque de transparence.
Dans le sillage des accusations de corruption à l’origine de l’actuelle crise institutionnelle, les partisans du président ont dénoncé à l’hémicycle, une procédure précipitée et politiquement motivée, estimant que les éléments avancés ne constituaient pas des preuves formelles de malversations.
L’opposition, de son côté, a défendu une décision «nécessaire pour préserver l’intégrité des institutions» du pays, arguant que la gravité des accusations rendait intenable le maintien de Jose Jeri dans ses fonctions de Chef de l’Etat.
Cette nouvelle destitution s’inscrit dans une séquence d’instabilité chronique qui secoue la scène politique péruvienne depuis plusieurs années. Les tensions récurrentes entre l’exécutif et le législatif ont conduit à une succession rapide de présidents destitués, contraints à la démission ou visés par des procédures de vacance pour «incapacité morale».
À Lima, la capitale, cette crise institutionnelle persistante fragilise la gouvernance et nourrit l’incertitude au plan économique et social. Alors que le pays tente de consolider ses institutions démocratiques, la chute de Jose Jeri illustre une fois de plus, la difficulté de la classe dirigeante à instaurer un équilibre durable entre les pouvoirs au Pérou, dans un climat marqué par la défiance et la polarisation politique.

