Les délégations des Etats ayant rejoint le Conseil de la paix lancé dernièrement par le président des Etats-Unis, Donald Trump devraient se réunir demain jeudi 19 février à Washington, pour une première session très attendue.
Un mois après la signature de sa charte lors du Forum économique mondial de Davos en Suisse, le Conseil de la paix entend acter officiellement sa naissance, malgré les vives réserves qu’il suscite sur la scène internationale et notamment des pays occidentaux.
La nouvelle institution revendique désormais 27 «membres fondateurs», dont Israël, qui a annoncé son adhésion le 11 février dernier. La réunion se tient dans les locaux de l’Institut des États-Unis pour la paix, récemment rebaptisé par le département d’État «Institut Donald J. Trump pour la paix», un changement symbolique qui illustre l’empreinte politique du projet.
Initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza après la guerre déclenchée à la suite des attaques du 7 octobre, le Conseil de paix a vu son mandat élargi à la résolution des conflits armés à l’échelle mondiale.
Cette extension, couplée à un droit d’entrée fixé à un milliard de dollars pour les membres permanents, alimente les critiques de plusieurs chancelleries occidentales, qui y voient une structure concurrente et politisée, du Conseil de sécurité des Nations unies.
Parmi les dirigeants ayant confirmé leur présence dans le conseil de paix américain, figurent le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, le président argentin, Javier Milei et le chef du gouvernement albanais Edi Rama qui a néanmoins précisé que son pays ne contribuera pas financièrement pour avoir le statut de membre permanent.
Des représentants d’Asie et du Moyen-Orient sont également attendus, tandis qu’Israël sera représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, en l’absence du Premier ministre, Benjamin Netanyahu.
La réunion du Conseil de paix intervient alors que la seconde phase du plan américain pour un cessez-le-feu durable à Gaza peine à se concrétiser.
Les tensions persistent entre Israël et le Hamas, qui s’accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu. Dans ce contexte fragile, le Conseil de la paix apparaît à la fois comme un outil diplomatique ambitieux et comme un pari politique risqué, dont la crédibilité dépendra rapidement de ses résultats concrets.

