L’ambassade de la Russie à Bruxelles a annoncé, dimanche, entreprendre des démarches pour obtenir des clarifications des autorités belges sur la situation du pétrolier russe Ethera, intercepté en mer du Nord au large des côtes françaises puis escorté vers la Belgique.
Dans un communiqué diffusé sur Telegram, la mission diplomatique russe affirme n’avoir reçu « aucune notification officielle des autorités belges » concernant les motifs et les circonstances de la détention du navire, intervenue le 1er mars 2026. Elle précise également ne disposer d’aucune information sur la nationalité des membres de l’équipage.
« Il n’y a eu aucune notification officielle […] concernant le fait et les raisons de la détention du pétrolier Ethera en mer du Nord », indique le texte, ajoutant que l’ambassade cherche désormais à établir si des ressortissants russes se trouvent à bord afin de garantir, le cas échéant, le respect de leurs droits légaux.
Du côté de l’Ukraine, la réaction a été immédiate. Le président Volodymyr Zelensky a salué sur la plateforme X la capture d’un navire qu’il affirme visé par des sanctions. Il a remercié la France pour son soutien à l’opération et plaidé pour un renforcement du cadre juridique européen.
Selon lui, les pétroliers transportant du pétrole russe devraient non seulement être immobilisés, mais également saisis, leur cargaison pouvant être « réaffectée à la sécurité de l’Europe ».
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, a pour sa part estimé que la Belgique faisait preuve de « leadership » dans la défense de la sécurité européenne, appelant les partenaires de Kiev à agir contre ce qu’il qualifie de « flotte fantôme » russe.
Plus tôt, le ministre belge de la Défense, Theo Francken avait confirmé qu’un pétrolier avait été intercepté dans la nuit de samedi en mer du Nord, avant d’être escorté vers le port de Zeebrugge, où les autorités envisagent désormais sa saisie.

