Le Conseil de l’Union européenne (UE) a franchi un cap politique majeur, en inscrivant officiellement, jeudi, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) sur la liste des organisations terroristes de l’UE.
Cette décision fait suite à l’accord politique conclu le 29 janvier par les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, marquant un durcissement significatif de la position européenne à l’égard de Téhéran.
Ladite inscription entraîne l’application immédiate du régime de sanctions anti-terroristes de l’UE à l’encontre de cette puissante entité militaire iranienne.
Concrètement, toutes les ressources financières et économiques liées à l’IRGC au sein des États membres sont désormais gelées. Les banques, entreprises et institutions financières européennes se voient interdire toute mise à disposition de fonds, d’avoirs ou de ressources économiques au profit de l’organisation.
Au total, 13 personnes et 23 groupes ou entités sont concernés par ces mesures restrictives, selon la déclaration officielle du Conseil. Cette extension du dispositif vise à cibler non seulement la structure centrale, mais également ses ramifications et ses soutiens présumés.
Cette décision intervient dans un contexte particulièrement tendu. Fin décembre, l’Iran a été secoué par près de deux semaines de manifestations, déclenchées par une forte dépréciation de la monnaie nationale et l’aggravation de la crise économique. Les capitales occidentales ont accusé les autorités iraniennes d’avoir procédé à une répression brutale des rassemblements.
En inscrivant l’IRGC sur sa liste noire, l’Union européenne envoie un signal politique fort, traduisant sa volonté de sanctionner ce qu’elle considère comme des atteintes graves aux droits fondamentaux et à la stabilité régionale.
Cette mesure pourrait toutefois accentuer les tensions diplomatiques déjà vives entre Bruxelles et Téhéran, dans un climat international marqué par une défiance croissante.

