« Aux abois et fragilisé sur le front interne », le régime algérien cherche des « boucs émissaires », estime Libération

En décidant une rupture unilatérale des relations diplomatiques avec le Maroc, le régime algérien, « aux abois (…) et fragilisé sur le front interne », cherche des « boucs émissaires », affirme le quotidien français Libération.

« Le gouvernement algérien a fait l’objet de nombreuses critiques pour sa gestion des incendies en Kabylie mettant en évidence la faiblesse du régime. Aux abois, élu avec une abstention record, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, cherche des boucs émissaires », souligne le journal dans un décryptage de l’annonce unilatérale par Alger de la rupture des relations diplomatiques avec Rabat, publié jeudi.

« Le régime algérien cherche par son escalade contre le Maroc une échappatoire à ses multiples crises en essayant de détourner l’attention de l’opinion publique algérienne des véritables défis auxquels il doit faire face », analyse pour Libération le professeur de l’université de Fès Kamal Kajja.

Le Maroc a pris note, mardi, de la décision unilatérale des autorités algériennes de rompre les relations diplomatiques avec le Royaume. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger avait indiqué que « le Maroc regrette cette décision complètement injustifiée mais attendue – au regard de la logique d’escalade constatée ces dernières semaines – ainsi que son impact sur le peuple algérien ».

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