Le président des États-Unis, Donald Trump, a mis en garde les autorités iraniennes contre tout recours à la force meurtrière face aux manifestations déclenchées par la chute vertigineuse de la monnaie nationale et l’aggravation de la crise économique.
Dans un message publié sur la plateforme X, l’ancien Twitter, Trump a assuré que Washington « viendrait en aide » aux protestataires si Téhéran «tirait sur des manifestants pacifiques et les tuait, comme il l’a toujours fait », réaffirmant que les États-Unis étaient prêts à intervenir.
Ces déclarations interviennent alors que l’Iran est secoué, depuis le 28 décembre 2025, par un mouvement social parti du Grand Bazar de Téhéran avant de s’étendre à d’autres villes avec l’implication des étudiants.
Des commerçants frappés de plein fouet par l’effondrement du rial face aux devises étrangères et notamment le dollar américain, ont initié des rassemblements rapidement étendus à de nombreuses villes du pays. Les manifestants dénoncent à la fois la flambée des prix, la perte de pouvoir d’achat et l’absence de perspectives économiques.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian a reconnu la légitimité des revendications du mécontentement protestataire, tout en admettant la responsabilité du gouvernement dans la situation actuelle. Il a par ailleurs appelé les responsables iraniens à ne pas rejeter la faute sur des acteurs étrangers, notamment les États-Unis.
Mais la contestation a déjà fait des victimes. Le 31 décembre, un jeune membre de 21 ans des forces paramilitaires Bassidj a perdu la vie lors de heurts avec des manifestants à Kuhdasht, dans la province du Lorestan, tandis que 13 policiers étaient blessés. Le 1er janvier, la mort de deux autres personnes a été signalée à Lordegan, dans la province de Chaharmahal-et-Bakhtiari.
Les propos de Donald Trump, particulièrement menaçants, ravivent les tensions entre Washington et Téhéran et s’inscrivent dans un climat régional déjà instable et pourraient être perçus par les autorités iraniennes comme une ingérence directe dans leurs affaires intérieures. Reste à savoir si cette mise en garde contribuera à contenir la répression en Iran ou, au contraire, attisera davantage la confrontation politique entre les deux pays.

