Les alliés européens de l’Ukraine, rejoints par des émissaires américains, tiennent ce mardi 6 janvier à Paris, un sommet consacré aux garanties de sécurité à accorder à Kiev. Cette rencontre vise également à préciser les contours d’une éventuelle «force multinationale» en cas d’accord de cessez-le-feu avec Moscou.
L’Élysée présente cette réunion de la «Coalition des volontaires» comme l’aboutissement d’un an d’efforts diplomatiques menés par le président français, Emmanuel Macron afin d’éviter un désengagement américain vis-à-vis de l’Ukraine.
Selon l’entourage du chef de l’État, Paris estime avoir réussi à rapprocher les positions de l’Ukraine, de l’Europe et de Washington, dans un contexte marqué par une reprise des tractations diplomatiques depuis novembre dernier.
Le président français a entamé la journée de ce lundi par un entretien avec le Premier ministre canadien, Mark Carney, avant un déjeuner avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky et les représentants américains, Steve Witkoff et Jared Kushner.
Le sommet réunit 35 pays, dont 27 représentés par leurs dirigeants, parmi lesquels la Première ministre italienne, Giorgia Meloni et le Canadien Mark Carney, ainsi que des responsables de l’OTAN et de l’Union européenne. Une conférence de presse commune rassemblera en fin de journée Emmanuel Macron, Volodymyr Zelensky, le Premier ministre britannique, Keir Starmer et le chancelier fédéral allemand, Friedrich Merz.
Les États-Unis, bien que non membres formels de la coalition franco-britannique, soutiennent la mise en place de garanties de sécurité «renforcées» pour Kiev. Les discussions doivent porter sur les modalités d’un futur cessez-le-feu : vérification par moyens technologiques, surveillance aérienne et spatiale et mécanismes de riposte en cas de violation.
Les participants aborderont aussi le déploiement d’une force multinationale destinée à dissuader toute nouvelle offensive russe. Les contributions nationales resteront cependant en grande partie confidentielles pour des raisons militaires.
En toile de fond, les négociations de paix conduites parallèlement par Washington peinent à progresser, notamment sur la question des territoires occupés et du statut de la centrale de Zaporijjia. La tension demeure vive : Moscou a revendiqué une nouvelle avancée militaire dans le nord-est de l’Ukraine, tandis que des frappes russes ont touché lundi une clinique à Kiev, faisant deux morts. Le Kremlin affirme être prêt à poursuivre la guerre jusqu’à atteindre ses objectifs, par la diplomatie ou par les armes.

